La démarche d’accompagnement

De nombreux secteurs où les relations interpersonnelles sont en jeu font référence à la démarche d’accompagnement. Des attitudes d’assistance, d’aide, de suivi, de prise en charge s’entrecroisent et répondent souvent à un besoin social, médical, de formation.

Toutes ces démarches sont nécessaires et légitimes dans la mesure où elles répondent à un besoin immédiat. Le mot accompagnement étant utilisé dans de très nombreux domaines d’intervention, il nous semble nécessaire de préciser ce que nous entendons par démarche d’accompagnement. Car nous partageons la réflexion de Guy LE BOUEDEC : « Non ! toute action éducative n’est pas de l’accompagnement ».

Nous considérons que l’accompagnement est une intention « d’inviter une personne à se construire sur le chemin de son existence en cherchant à répondre à sa demande d’accompagnement en laissant libre le chemin à suivre et ouvertes les réponses à construire »(ADAAJ).

Entrer dans une démarche d’accompagnement c’est reconnaître :

  • que chaque personne est unique,
  • que l’agir est au cœur de l’homme,
  • que la personne est responsable de son action,
  • que l’homme a une existence personnelle qu’il a à construire par lui-même dans une relation à soi, aux autres, au monde.

L’accompagnement suppose un cadre éthique :

  • le respect de la parole de l’autre, l’accueil de la parole mais aussi du silence
  • le non jugement de la parole, de la personne, de la situation
  • la confidentialité : le temps d’accompagnement est un moment de  » ici et maintenant ».

L’accompagnement exige une méthodologie rigoureuse :

  • L’écoute. Ecouter et accueillir ce que dit l’autre à ce moment est au coeur de la pratique de l’accompagnement. C’est là que se jouent le respect, la confiance et la possibilité de formuler la demande d’aide.
  • La clarification. Par le jeu du questionnement il s’agit de préciser, de mieux percevoir l’exposé de la personne écoutée et de permettre à cette dernière d’appréhender son récit dans une globalité élargie.
  • Les propositions. Elles se traduisent en termes d’action, d’agir. Elles ouvrent des possibles à la demande de la personne accompagnée.
  • L’aide à la décision. La personne accompagnée est invitée à réagir aux propositions reçues. C’est une phase de verbalisation qui peut être considérée comme une clarification des pistes possibles qu’elle aura retenues.

Pour plus d’informations consulter le site internet : http://www.adaaj-accompagnement.net

Bibliographie :

WIEL Gérard et LEVESQUE Georges : Penser et pratiquer l’accompagnement, Accompagnement et modernité, Chronique Sociale, juin 2009

WIEL Gérard : Pratiquer le groupe d’accompagnement, Une chance pour la personne, Une nécessité sociale, Chronique Sociale, novembre 2014